La chute libre
À la sortie de l’avion, le parachutiste
débutait sa chute corps cambré, bras et
jambes écartées, dans une position
apparemment stabilisée. Les difficultés
surgissaient au bout de 15 secondes, la
vitesse atteignant 200 km/h, car le
parachutiste se trouvait presque tou-
jours confronté à un départ de vrille.
Il lui fallait alors soit ouvrir son para-
chute dorsal, soit modifier sa position
de chute et se mettre en carotte, sur le
dos ou en boule. L’objectif des para-
chutistes des années cinquante était de
rester stable en chute, face au sol, le
plus longtemps possible.
Les résultats de 1952 dépassent les prévisions les plus optimistes : l’activité équivaut à celle des
quatre années précédentes réunies. 38 aéro-clubs et les centres régionaux de Sens et Chalon ont
contribué à cet effort. Un troisième centre régional est fondé à Salon-de-Provence et dirigé par
Michel Prik. Un autre est en gestation à Limoges : il sera dirigé par Raoul Clédassou.
En attendant la création du nouveau centre national, l’activité et le matériel de Saint-Yan sont
répartis entre les centres régionaux de Sens et de Chalon. Ils sont autorisés à délivrer les brevets
de 1
er
et 2
e
degrés, qui relèvent de la compétence nationale.
L’époque est marquée par l’approfondissement des méthodes. Les parachutistes français seront
les précurseurs mondiaux dans la technique de la chute libre et du contrôle de la vrille. Une
bonne partie d’entre eux passera par Biscarrosse.
Les sauts se font à 3 (Jean Chasac, Gil Delamare et Colette Duval), à 5 (Jacques Chalon,
Jacques Déforges, Pierre Lard, Pierre Pero et Michel Sauerbach) puis à 9 (Jacques Billard,
Jacques Breton, Max Cros, Christian Ladouet, Jacques Lecland, Claude Michaud, Gilbert
Pupin, Michel Perissinotto et
Raymond Young). Les premiers
parachutistes à se rejoindre en
chute libre seront Jean-Louis
Potron et Jacques Chalon, le
9 septembre 1956.
La qualification d’instructeur
parachutiste au sol et en vol
n’existe pas encore : les premières
autorisations provisoires d’exercer
la fonction sont délivrées à partir
de 1950. Louis Sabatier et Pierre
Lard se verront attribuer les auto-
risations n° 1 et 2, Jean Chasac la
n° 3, Michel Prik la n° 4,
Monique Laroche la n° 5 et
Michel Sauerbach la n° 6.
En attendant le nouveau centre national
Colette Duval, parachutiste, mannequin et actrice.
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