Né le 16 janvier 1902 au Mans (Sarthe),
Pierre LALOY prépara au lycée Saint-Louis
l’Ecole polytechnique à laquelle il fut reçu
en 1922.
Recruté dans le corps, tout nouveau, des
ingénieurs de l’aéronautique, il se
spécialisa dans les questions électriques
et radioélectriques et entra en 1927 au
service de la Navigation aérienne. Adjoint
au chef de la section signalisation du
ministère de l’Air, il fut nommé adjoint au
directeur lors de la formation du service des
Télécommunications et de la Signalisation.
Arrêté le 4 juillet 1944 à Clermont, il fut
transféré en Allemagne et ne put supporter la
faim et les mauvais traitements.
Né le 13 mai 1914, Pierre-Félix GRIFFI servit
6 ans dans la Marine nationale et obtint le
brevet de radiotélégraphiste de la marine
marchande.
Il entra au ministère de l’Air le 1er janvier
1937 comme opérateur radioélectricien
et fut affecté à Saint-Inglevert, à
Lagouat puis à Alger.
Il démissionna le 23 novembre 1942 pour
se mettre à la disposition des forces de
la Libération. Il prit part à de nombreux
coups de main en Corse où il exerça le
métier de radio clandestin. Arrêté par les
Italiens, il fut jugé par un conseil de guerre
et fusillé le 18 août 1943. Des compagnons de
lutte en Corse sont unanimes à déclarer que le
silence de GRIFFI leur a sauvé la vie.
Né à Aimargues (Gard), le
9 août 1894, Henri LANGLADE
obtint le brevet de 1e classe
de radiotélégraphiste de la
marine marchande.
Après un court passage
dans la marine marchande,
il entra le 10 août
1920 au service de la
Navigation aérienne,
comme opérateur radio-
électricien à Nîmes,
puis fut nommé à Dijon
où il devint chef de
poste. Il prit en 1936
le commandement de la
circonscription de Lyon
jusqu’à son arrestation par
la police allemande le 15
juillet 1944.
Il fut emprisonné au fort
de Montluc, puis transféré
en Allemagne, d’où il n’est
pas revenu.
Né le 10 juillet 1910 à l’Ile-aux-Moines
(Morbihan), Aimé LE BOULER accomplit
son service militaire dans la marine de
guerre comme opérateur radio.
Il entra au service des Télécommunications
le 16 avril 1936 à Saint-Cyr et fut ensuite
affecté à Strasbourg, au Bourget et
à Paris. Mobilisé le 2 septembre
1939, à Lorient, dans la Marine et
démobilisé fin octobre 1940, il fut
replié à Lyon.
Il adhéra en 1943 à une organisation
de résistance en qualité de sous-
officier FFI.
Le 18 juillet 1944, il fut arrêté sur
le lieu de son travail par la Gestapo,
emprisonné au Fort de Montluc et déporté
en Allemagne au camp de Dachau. Transféré
par la suite au camp de Dantmengen, il y
décéda le 1er décembre 1944.
Aimé LE BOULER laisse une veuve et une
fillette de six ans.
Né le 26 janvier 1906 à Moellan-sur-Mer (Finistère), Jean
LE DEUNFF navigua cinq ans dans la
Marine nationale comme quartier-maître
radioélectricien et obtint le brevet
de chef de poste.
Il entra le 4 juin 1928 à
l’Aviation civile et fut
opérateur radioélectricien
à Strasbourg, au Bourget,
à Orly, Saint-Etienne,
Feurs et Vichy.
Chef de poste, il entra en
contact avec le responsable
radio « Phénicien-Pierre » de
la région de Lyon. Il fut chargé du
recrutement d’opérateurs clandestins
et du financement, par Londres, de
certains éléments de la Résistance.
LE DEUNFF travaillait au STS sous
les ordres d’un officier qui était délégué départemental de
la Milice. Il put ainsi obtenir à plusieurs reprises des
renseignements sur les opérations policières des miliciens
qu’il communiquait aussitôt à son réseau.
Arrêté le 30 juin 1944 par la Gestapo, il mourut sous la
torture à Clermont-Ferrand.
Il laisse une veuve et un enfant.
Né à Brest le 4 septembre 1909,
Raymond JONCOURT fut recruté
comme opérateur radio par la
marine marchande en 1927.
Entré au service des
Télécommunications
comme opérateur radio-
électricien le 23
novembre 1935, il
fut nommé à Clermont-
Ferrand, puis affecté
le 29 mars 1937 à Saint-
Cyr. Nommé le 16 mars
1938 au Bourget-Dugny, il fut
arrêté le 4 juillet 1944 sur
le lieu de son travail par la
Gestapo pour avoir appartenu
à un réseau de résistants,
puis déporté en Allemagne aux camps de Nuengamme et de
Brême.
Il est décédé en Allemagne le 5 mai 1945.
Il laisse une veuve et trois orphelins.
Les morts du STS
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